Yin Yoga – La pratique courageuse

Photo : Sabrina Soave

Yin Yoga

Hier j’ai donné un atelier de 2h de Yin Yoga. 2h dans des postures tenues 3 à 5 minutes, au sol, sans bouger. Juste nous, nos sensations, notre souffle, nos émotions. Parmi les personnes présentes, pas mal de pratiquants réguliers, mais aussi de nouveaux pratiquants. Je leur tire mon chapeau. Je ne sais pas à partir de quand j’ai commencé à adorer cette pratique mais je me souviens l’avoir détestée pendant un moment ! Pour une personne ayant beaucoup d’énergie à revendre, le yin est d’après-moi une pratique très courageuse.

 

 

 

Le courage d’aller voir ce qui se passe à l’intérieur

J’ai haï cette pratique pour les mêmes raisons que je l’aime maintenant : elle nous met face à nous même. A nos émotions, à nos tensions physique, et en plus l’idée est de lâcher prise ! Ça va pas non?? Et pourtant comment savoir qui l’on est et surtout accepter qui l’on est si on ne va pas fouiner de temps en temps dans les émotions, si on ne fait pas le tri. Aller voir ce qui se passe, le bon comme le mauvais, accueillir cela et ne plus lutter. 

 

Le courage de ralentir

« Rester 5 minutes dans une posture sans bouger?? Très peu pour moi j’ai besoin de me dépenser dans un cours ! » Et si c’était justement le contraire? J’ai appris à faire la distinction entre ce que j’avais envie de faire et ce que j’avais besoin de faire.

Si vous êtes une pile électrique, cela ne vous ferait peut-être pas de mal de calmer le jeu… Peut-être pas facile au début, mais tout s’apprend, et certainement pour votre plus grand bien !

 

Le courage d’être dans l’inconfort

Faire face à ses émotions, à son mental, et à des sensations plus ou moins agréables dans le corps ( qui peuvent être très intenses en yin). Se placer en situation d’inconfort. Comme aller grimper pour la première fois dans un niveau qu’on sait supérieur au sien. Mais peut-être encore plus difficile, puisque là, on ne bouge pas. Là, notre mental a tout loisir de partir en voyage et on n’a pas de prise à attraper pour nous faciliter la tâche. Si une véritable douleur apparaît, ne pas l’accepter, mais remettre les pendules à l’heure : réajuster la posture,  et persévérer…

 

Le courage d’être, sans le « faire »

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